Coupe de France : face à des équipes professionnelles, des amateurs plus tout à fait amateurs

Parmi les footballeurs amateurs qui affronteront des équipes de Ligue 1 ou Ligue 2 en 16es de finale de Coupe de France, certains vivent du football et s’entraînent quotidiennement.

Et si les « petits poucets » de la Coupe de France n’étaient plus aussi petits qu’ils en avaient l’air ? Au stade des 16es de finale de la compétition, qui se déroulent à partir du dimanche 2 janvier, la plus petite division représentée est le National 3, la cinquième division française, où de plus en plus d’équipes au statut amateur tendent vers le professionnalisme.

Il est passé par le centre de formation des Girondins de Bordeaux, a connu plusieurs sélections en équipe nationale du Togo et a même disputé une Coupe d’Afrique des nations, mais c’est sous les couleurs de Jura Sud Foot, équipe de National 2, que Cédric Mensah affrontera l’AS Saint-Etienne dimanche. Le gardien togolais est l’un des quelques joueurs du club jurassien à disposer d’un contrat fédéral, qui lui permet de toucher une rémunération, sans pour autant lui accorder le statut de footballeur professionnel. « Avec les primes de match, cela me permet de vivre correctement du football sans exercer un autre métier, mais sans faire de folies non plus », explique-t-il sans vouloir dévoiler de chiffres.

Comme Cédric Mensah, en National 2, de nombreux joueurs peuvent se permettre de vivre du ballon rond, grâce à des contrats fédéraux. Ils sont en moyenne 8 par équipe, selon une enquête menée par le site footamateur.fr, avec tout de même de grandes disparités entre les clubs qui n’en comptent pas un seul et ceux dont une large partie de l’effectif est sous contrat, comme le Vannes OC, qui rencontre le PSG lundi. Une division en dessous, en National 3, la moyenne de contrats fédéraux tombe à deux par club, avec certaines équipes qui en comptent plus d’une dizaine, comme l’AS Cannes, qui affronte Toulouse dimanche.

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