KARATE : UNION AFRICAINE DE KARATE-DO HONORE FEU MAMADOU A TITRE POSTHUME.

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Updated: November 26, 2012
KARATE DIPLOME MAMADOU DIOP UFAK

SENESPORT.INFO, SLF : La disparition de Senseï Mamadou Diop a véritablement bouleversé la famille du karaté sénégalais. A Paris, l’information a fini de faire le tour des dojos surtout celui de Sarcelles où évoluent beaucoup de sénégalais. La fédération mondiale et l’Union des fédérations africaines de karaté-do (UFAK) sont informées et compatissent au plus haut niveau.

Egyptiens, Congolais, Sud-Africains, Tunisiens, Algériens, Marocains, Français, Anglais en un mot le monde entier a appris le décès de Senseï Mamadou Diop qui a tout donné au karaté sénégalais, africain et mondial. Il a été le seul à avoir remporté des titres mondiaux en tant qu’entraîneur d’abord ensuite en tant que directeur technique national.

Déjà, en 1997, quand Yaye Amy Seck remportait la première médaille d’or mondiale du Sénégal aux championnats du monde cadets et juniors de Johannesburg, il était son entraîneur. Une occasion au cours de laquelle, il avait pleuré de joie.
En 2000, à Munich, en Allemagne, comme directeur technique national, Mamadou Ali Ndiaye et Fodé Ndao avaient été, respectivement, champion du monde et vice champion du monde. En 2003, c’était au tour de Abdoulaye Diop de monter sur la plus haute marche du podium dans la catégorie des juniors, aux championnats du monde de Marseille, en France avec une médaille de bronze de Maguette Seck. A chypre, un autre rendez-vous mondial, Ibrahima Seck devenait médaillé de bronze, c’était en 2005 avant cette autre médaille d’argent remportée par Mohamed Bâ aux championnats du monde de Turquie… sept médailles mondiales pour le Sénégal, sans compter les 400 et quelques médailles africaines.
Un palmarès élogieux avec un staff de qualité autour de Senseï Mamadou Diop. Perfectionniste à souhait, il avait toujours refusé de travailler dans la médiocrité et savait dire ce qu’il pensait. Il était un parfait budoka qui a su servir sa nation avant de quitter ce bas monde. La soixantaine, Mamadou Diop savait s’occuper de sa famille, de son épouse de ses enfants mais aussi de ses amis. Il avait un amour profond du karaté, c’est vrai, mais, Diop, comme, on aimait l’appeler, adepte du Yukokaï et l’un des premiers élèves de Me Fernand Nunès, savait raffermir les bonnes relations qu’il entretenait avec les karatékas, comme Meïssa Dia, Souleymane Gaye, Lamine Cissé et autres Alioune Diack, Yatma Lô.

Pour tout ce qu’il a fait pour le karaté mérite de la nation. C’est ainsi que le président de l’union africaine de karaté-do (UFAK) et l’ensemble des membres du comité exécutif ont décerné à un diplôme de grade de 8ème Dan à titre posthume au disparu Senseï Mamadou Diop.

Il était aussi l’entraîneur du dojo de l’Asecna avec un groupe d’élèves et de parents d’élèves qui ont perdu un grand père, un père, un ami, un confident. Certains comme Moussa Mbaye, Pape Meïssa Diongue et autres ont perdu un être qu’ils avaient aimé.

Toute l’équipe de senesport, la fédération sénégalaise de karaté, de judo, de taekwondo, vovinam Viet vo dao, de kung-fu, de tir et chasse, l’ensemble des sportifs du Sénégal et du monde entier compatissent à la douleur et présentent leurs sincères condoléances à la famille du disparu. Que la terre de Yoff où il a été inhumé lui soit légère.

 

 

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